Armée du Salut

Gravure d’En Avant du 14 avril 1888 Le modèle Joystrings 1965 Plein Air, au début du XX e siècle la sœur de Moïse jouant du tambourin. C’est une découverte, l’idée est lancée : on jouerait du tambourin. En six semaines, l’Armée du Salut à Londres s’en procure 1 600 ! Une gravure d’ En Avant du 14 avril 1888 montre la Maréchale, Catherine Booth, et les soldats jouant du tambourin au cours d’une réunion au quai Valmy, à Paris. Aujourd’hui, cet instrument accompagne la chorégraphie d’une multitude de groupes de tambourinaires dans les 130 pays où l’Armée du Salut agit. l’Armée du Salut va dans la rue, voilà « sa » chapelle ! Le chant, la musique, l’uniforme sont une aide précieuse en plein air et il est impossible de mesurer les résultats de ces manifestations. Combien de passants, apparemment indifférents, ont entendu un message, une parole de l’Evangile, une prière ou peut-être, simplement, la mélodie d’un cantique leur évoquant d’anciens souvenirs, un rappel des choses éternelles. Un service Parmi les moyens d’actions et de témoignages, le service du prochain est une composante essentielle du message de l’Armée du Salut. En 1890, William Booth publie son programme social dans le livre « Les ténèbres de l’Angleterre et les moyens d’en sortir » . Il ne sépare pas l’annonce de la Parole et l’œuvre humanitaire : À la fin du XIX e siècle, des initiatives révolutionnaires sont mises en œuvre : faire cesser la prostitution des adolescentes, créer un bureau de recherche des personnes disparues, améliorer les conditions de travail des ouvriers, proposer un hébergement à tous. Les innovations sociales se poursuivront inlassablement. Par exemple en France, l’Armée du Salut s’est associée à la création des Banques Alimentaires il y a 35 ans. Plusieurs des moyens d’actions utilisés par l’Armée du Salut restent inchangés depuis les débuts de l’œuvre. D’autres évoluent sans cesse en fonction des lieux, des besoins et des circonstances. Depuis plus de 150 ans, les salutistes appliquent ces méthodes, pour certaines singulières, pour d’autres plus pragmatiques. Quelle que soit la forme, les principes sur lesquels se fonde l’Armée du Salut sont immuables et intangibles parce qu’ils s’inspirent de l’Évangile. Marc Muller Sergent-Major Un champ d’action « Une église dans la rue » : l’expression a souvent désigné le champ d’action de la mission d’évangélisation salutiste. Les réunions en « plein air » (au dehors, dans la rue) ne sont nullement une invention de l’Armée du Salut. Avant elle, d’autres sont allés dans les rues et sur les places pour annoncer la Bonne Nouvelle, Jésus ne fut-il pas le premier ! Dès son origine, 5

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